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Ressources pédagogiques en ligne sur l’art canadien
Activités de suivi
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Illustrer une légende traditionnelle ou urbaine
Comme vous l’avez très probablement remarqué lors de votre visite de nos salles d’art canadien, Alfred Laliberté, maître sculpteur actif au début du XXe siècle, a souvent illustré des légendes et des coutumes d’antan. Par là, il voulait garder intact le souvenir du passé canadien avant l’ère de la machine. La sculpture ci-dessous représente des pêcheurs d’anguille de l’île d’Orléans occupés à pêcher de nuit, à la lumière de torches. Le curieux ballet de ces lumières qui tourbillonnaient, dansaient et trouaient l’obscurité habituelle du fleuve a probablement donné naissance aux légendes, y compris des histoires de sorcières sur l’île, que se racontaient les habitants des berges avoisinantes.
Trouvez des légendes de votre région et demandez à votre classe de les documenter. Ou encore, trouvez des exemples de légendes contemporaines, souvent appelées légendes « urbaines ». Demandez à vos élèves de les raconter en classe. Comment sont nées ces légendes qui contiennent généralement un fond de vérité ?
Créez des images en deux ou en trois dimensions (peinture, pastel, argile ou pâte à modeler) à partir de ces légendes.
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Alfred Laliberté (1878-1953)
Les pêcheurs au flambeau de l’île d’Orléans
1928-1932
Plâtre
51,5 x 49 x 32,5 cm
MBAM, don de David et Claire Molson
1989.34 |
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Moi-même dans toute ma splendeur
Comme vous l’avez peut-être noté lors de votre visite, plusieurs tableaux anciens de notre collection sont des portraits de style presque naïf. Vers le début du XIXe siècle, une classe bourgeoise est apparue à Québec et à Montréal. Un nombre croissant de membres de ces familles prospères souhaitaient avoir leur portrait peint. Les tableaux étaient souvent exécutés par des peintres qui parcouraient le pays pour répondre à cette demande. Ils demeuraient souvent anonymes. Ils peignaient leurs modèles dans leurs plus beaux atours pour mieux évoquer leur position sociale, accordant souvent un soin extrême aux détails décoratifs – par exemple, comme dans le portrait ci-dessous, la coiffe et la collerette de madame de Sabrevois Bleury.
Proposez à votre classe de rechercher sur Internet quelques-uns de nos premiers portraits canadiens. Parmi les noms intéressants, citons Théophile Hamel, Antoine Plamondon et Jean-Baptiste-Roy Audy. Demandez ensuite à vos élèves de faire leur autoportrait costumés. Étudiez les proportions des visages et des corps. Le chic de leurs tenues pourrait s’inspirer de celui de certains portraits vus dans les salles du Musée ou sur Internet. Vos élèves pourraient aussi se peindre vêtus à la façon de diverses célébrités modernes. Travaillez sur des portraits qui représentent le visage jusqu’à la taille et suggérez d’incorporer des détails tels que des bijoux, de la dentelle, des chapeaux ou des coiffes.
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Anonyme
Madame de Sabrevois de Bleury
Vers 1780
Huile sur toile
73,6 x 59,9 cm
MBAM, don de Maurice Corbeil
1975.29 |
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Parcourir le monde avec James Wilson Morrice
Vous avez sûrement vu la merveilleuse collection de tableaux du Montréalais James Wilson Morrice lors de votre visite des salles d’art canadien. Les œuvres de cet artiste constituent un voyage virtuel en Europe, en Afrique des Nord et aux Antilles.
Avant de commencer, présentez brièvement l’artiste.
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James Wilson Morrice est né en 1865 dans une famille bien nantie de Montréal qui demeurait près de la rue Sherbrooke, où se trouve le Musée des beaux-arts de Montréal.
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Après des études de droit à Toronto, Morrice, qui voulait devenir un artiste, part pour l’Europe en 1890.
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À Paris, il étudie avec l’artiste français Henri Harpignies qui l’incite à travailler d’après nature.
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Éternel voyageur, il documente ses périples au moyen de dessins, de pochades (petits croquis à l’huile) et de peintures.
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En 1914, il accepte la proposition du Bureau des archives militaires canadiennes et s’attache à dépeindre les diverses activités des troupes canadiennes sur le front allié.
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Il voyage également aux Antilles pendant la guerre et continue à peindre.
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Sa santé se dégrade à partir des années 1920. Il meurt à Tunis en 1924, à 59 ans.
Vos élèves doivent faire quelques recherches pour réaliser ce projet. Tout d’abord, ils devront pouvoir situer les endroits visités par Morrice. Demandez-leur de trouver les sites Internet consacrés à James Wilson Morrice (il en existe plusieurs). Par équipes, ils peuvent documenter tous les lieux que celui-ci a visités. Comment se serait-il rendu dans ces pays au début du XXe siècle ? Essayez d’établir un itinéraire de tous les endroits visités par Morrice en tenant compte des moyens de transport de l’époque. En partant de Montréal, trouvez les routes qui rejoignent le plus logiquement ces différents lieux de façon à n’en oublier aucun, puis revenez à votre point de départ, Montréal. Si vous le pouvez, calculez la distance en kilomètres entre chaque étape.
Proposez à vos élèves de faire une recherche sur les endroits visités par Morrice. Suggérez-leur de faire des croquis à l’aquarelle de ces lieux sur du papier format carte postale.
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James Wilson Morrice (1865-1924)
La vielle maison Holton à Montréal
Vers 1908-1910
Huile sur toile
60,5 x 73,2 cm
MBAM, achat, fonds John W. Tempest
1915.129 |
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James Wilson Morrice (1865-1924)
Venise sur la lagune
Vers 1904
Huile sur toile marouflée sur aluminium
60,6 x 73,9 cm
MBAM, don de la succession James Wilson Morrice
1925.334 |
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James Wilson Morrice (1865-1924)
Étude pour L’après-midi à Tunis
Vers 1914
Huile, graphite sur panneau
13,3 x 16,8 cm
MBAM, don de Mme Alan G. Law
1925.340b |
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James Wilson Morrice (1865-1924)
L’étang aux Antilles
Vers 1921
Huile sur toile
81,5 x 54,8 cm
MBAM, don de la famille Louise et Bernard Lamarre
1998.29 |
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Pour se préparer à la visite
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